Le nouveau leader de l’opposition hongroise, Peter Magyar, s’est engagé à mettre en œuvre des réformes démocratiques profondes et à renforcer les liens avec l’Union Européenne suite à sa victoire décisive aux élections, marquant la fin de la longue période de pouvoir de Viktor Orbán.
Le parti de centre-droit de Magyar, Tisza, a obtenu une majorité des deux tiers, lui conférant ainsi le pouvoir de transformer les institutions, de combattre la corruption et de rétablir l’indépendance du pouvoir judiciaire. Ces actions sont cruciales pour débloquer les fonds européens gelés. Magyar a affirmé que son gouvernement agirait rapidement pour satisfaire ces exigences et rétablir les relations avec Bruxelles.
Les marchés financiers ont réagi favorablement à ces nouvelles, avec une appréciation du forint hongrois et une hausse notable des actions, alimentées par les attentes d’une amélioration des relations avec l’UE et la reprise des flux financiers.
Cette élection représente un tournant géopolitique majeur. Viktor Orbán, qui dirigeait la Hongrie depuis 16 ans, avait entretenu des liens étroits avec la Russie et s’était heurté à l’UE sur des questions relatives à l’état de droit, entraînant la suspension de financements, dont un prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine.
Magyar a clairement affiché une orientation pro-européenne, déclarant que ce vote visait à ancrer solidement la Hongrie en Europe. Il a également proposé des modifications constitutionnelles pour limiter le mandat des Premiers ministres à deux mandats, empêchant ainsi un éventuel retour au pouvoir d’Orbán.
Concernant la politique étrangère, Magyar a adopté une position plus nuancée vis-à-vis de l’Ukraine par rapport à son prédécesseur. Il soutient la coopération, tout en insistant sur la nécessité de prendre en compte les droits de la minorité ethnique hongroise vivant en Ukraine.
“Nous ferons tout pour rétablir l’état de droit, la démocratie pluraliste et le système de séparation des pouvoirs”, a-t-il déclaré.
