Il y a quelques jours, on a appris qu’Anthropic avait rejoint la coalition Frontier pour la capture du carbone , aux côtés d’autres géants de la tech, mais même si ça va aider les start-ups spécialisées dans la capture du carbone dans les années à venir, le gros problème avec les entreprises d’IA, c’est toujours l’empreinte environnementale réelle qu’elles laissent.
C’est pourquoi le secrétaire général de l’ONU, Antóni Guterres, appelle à plus de transparence à ce sujet : il souhaite que les grandes entreprises d’IA divulguent publiquement l’impact total de leurs centres de données, très gourmands en ressources, sur la consommation d’eau, les émissions de carbone et l’utilisation des sols. L’énergie nécessaire au fonctionnement de ces installations, ajoutée à leur consommation intensive d’eau pour le refroidissement, est devenue une préoccupation climatique majeure au cours de la dernière décennie. Guterres prévient que d’ici 2030, ces centres pourraient consommer plus d’électricité que près de cinq pays réunis, et assez d’eau pour répondre aux besoins de base des 1,3 milliard de personnes vivant en Afrique subsaharienne pendant une année entière.
L’objectif de l’ONU est que la croissance de l’IA soit alimentée par les énergies renouvelables, et non par davantage de combustibles fossiles. Guterres exhorte ces entreprises à faire fonctionner tous leurs centres de données à l’énergie propre d’ici quatre ans, tout en appelant l’industrie des combustibles fossiles à réduire ses émissions de méthane en colmatant les fuites et en mettant fin au torchage systématique (cette pratique courante qui consiste à brûler le gaz excédentaire dans les installations pétrolières et gazières).
Source : Reuters .
